La maladie... une misère intérieure que je veux, pauvre idiot, transformer, un défi, en jardin d'agrément... et je n'y parviens pas...
vendredi 16 octobre 2026
Une mouche me pique
lundi 23 mars 2026
Haïssable
mercredi 4 février 2026
C'est
lundi 25 août 2025
L'annonce
jeudi 28 novembre 2024
Désolé
Saturé. Trop d’années,
nombre de matinées,
autant d’après-midi
et finir en soirées…
saturé, trop donné
à ces maux, ces douleurs
à tant de lassitude,
aux oublis, au confus…
saturé, trop usé
à ne plus reconnaître
celui que je deviens
qu’il me faut accueillir…
saturé, sa-tu-ré,
excusez, désolé,
je n’ai rien demandé,
je suis accaparé…
Désolé, saturé…
© andré elleboudt
samedi 23 novembre 2024
Là
Que ta main droite ignore ce que fait ta main gauche. Souvenir de l’école. Rien de neuf dans ces mots. Je ne veux cependant pas brider mon regard. Car à gauche et à droite nos sociétés hésitent et bien souvent obliquent. Valeurs d’humanité ou abjections obscures, indifférence crasse. Gauche et droite aux extrêmes. Trahison. Entre-soi. Complot. Courte mémoire.
Tant mieux diront les uns. Les autres gémissant. Et le monde en est là.
De plus en plus nombreux des badauds se rassemblent aux balcons de l’Histoire. Ils cultivent en silence les plantations séchées de leurs indifférences. D’autres esprits se penchent sur le quoi, le comment, le quoi et le pourquoi.
Tout cela tout partout ressemble à l’hallali de nos rêves d’humains. Tout allait s’arranger proclamaient, dépassés, les Chambres et les Sénats. Quand sonne le réveil de l’urgence absolue, dites-moi, que fait-on ?
jeudi 14 novembre 2024
Dégel
Dans ce lieu inconnu je retrouve surpris des teintes qui me parlent.
Peu couru des gens bien, les marles le fréquentent. L'eau du canal étouffe.
Trois oiseaux, des passants et sur l'eau un chaland. La neige fond, salie.
Un ressenti pesant. Un homme planté là cherchant on ne sait quoi.
La quête d'un repas ? Âgé et courbatu, condamné s'il se trouve à finir au canal.
On devine un enfant. Entre ses deux parents ?
S'éloigne le chaland. C'est un triste matin, un hiver froid sans fin.
A Gand.
Le dégel.
Peint.
© andré elleboudt
devant un tableau de Albert Baertsoen – Le dégel à Gandmardi 5 novembre 2024
Brocart
Il faut beaucoup de temps pour patiemment tisser l'éphémère brocart qui fait du quotidien le trésor d'une vie.
Manipuler sans cesse l'outil tantôt boiteux ou tantôt merveilleux assemblant les divers pour en faire un commun demeure un vrai défi. Il demande courage, optimisme et santé dans un savant mélange de nuits noires et bleus rêves.
Les relations humaines qui surgissent des liens noués dans la patience fil à fil, nœud à nœud, composent dans nos jours un tapis de bien-être. La vie se fait douceur, rencontres chaleureuses, échanges de valeurs, partage de saveur et souvent grand bonheur.
Quand parfois il se peut que des fibres se brisent, c'est l'ouvrage en entier qui perd son harmonie. Et le regret s'installe puis parfois la rancoeur.
lundi 28 octobre 2024
Tout cru
Un kangourou joyeux coulait des jours heureux.
Pas un jour sans un bond, pas un sans un rebond.
Et l’âme si légère, un sillon de lumière.
Bien au chaud dans sa poche, entouré de ses proches
rien ne semblait troubler, rien ne faisait trembler
kangourou en ses jours. Une vie de velours.
Un jour il lui fallut s’émanciper. Ce fut
comme une aigreur ; malheur s’en aller pour ailleurs,
quitter ce sein douillet. Sa vie comme un boulet
perdit de son piment. Ces jours tel un tourment.
Il s’en alla par-là, cela ne lui plut pas.
En découvrant la vie, assumant ses envies,
il suivit ses désirs. Une partie de plaisir.
Sur sa carte du monde,des beautés, des jocondes,
parfois aussi des pièges, ceux qui la vie abrègent.
L’amour sur son chemin se fit joie et chagrin.
C’est la vie de chacun, casinos ou communs.
Quand le temps lui servit la fin de son récit
il en fut renversé. Il est fini l’été ?
A force de bondir et de tant rebondir,
aussi heureux qu’on fût on est mangé tout cru.
C’est une triste histoire que me narra un soir
un kangourou chagrin. Il était orphelin.
Son père n’était plus. On l’avait abattu.
On le croyait joyeux. Il devint si peureux
qu’il fuyait son regard craignant le traquenard.
La vie lui faisait peur. Un ignoble chasseur
revendit sa parure, cette douce fourrure.
Une histoire banale. La peine capitale
d’un pauvre convaincu d’être mangé tout cru.
© andré elleboudt
samedi 14 septembre 2024
Méfait
mercredi 14 août 2024
Arrangement
Naîtrait-on inquiet ?
Suis-je né tourmenté ?
Ai-je été fécondé
dans la crainte ou l'alarme
de ce que je serais,
de ce que je ferais
Je me suis écouté,
j'ai sondé le visage
de ces deux importunes.
Inquiétudes et grisailles
avaient pris un pouvoir,
me l'avait imposé.
Un jour je me suis dit
qu'il valait certes mieux
m'arranger du présent
que craindre le futur.
© andré elleboudt
mercredi 31 juillet 2024
Se peut-il
Se peut-il que les mots
souffrent
comme un être de chair ?
Se peut-il que se cachent
en eux
le non-dit, l'inouï ?
Se peut-il que je rêve,
naïf,
du pouvoir qui est leur ?
Se pourrait-il alors,
folie,
qu'ils ouvrent mes prisons ?
Se pourrait-il alors,
surprise,
que les mots soient sans moi ?
Se pourrait-il alors,
douceur,
qu'ils bâtissent mon être ?
Et je reste sans mot
tant ces questions bafouillent
au cœur de mes tourments ?
mardi 23 juillet 2024
Perduto
Au fur et à mesure
que je tourne les pages
un sentiment étrange
envahit mon esprit.
Il me semble, bizarre,
que certains des feuillets
parlent de mon vivant.
Chi si ferma è perduto…
Un laid jour de mes maux
j'en vins à souhaiter
de tout arrêter là.
Fermement je pensais
que je pourrais ainsi
atteindre un nirvana,
une vie sans douleur.
Arrêter. Terminé.
Et Dante me souffla,
allez savoir pourquoi,
qu'arrêter, c'est se perdre…
Étonnant que cela.
© andré elleboudt
vendredi 19 juillet 2024
Ailleurs
Etre là.
Etre ailleurs.
Se demander sans cesse le son des mots
et la couleur des sons qui disent mieux
là où l'on se trouve.
Etre là.
Etre ailleurs.
Comme se vider de soi
pour mieux s'emplir ma foi
de l'espace et du temps.
Etre là.
Etre ailleurs.
© andré elleboudt
samedi 6 juillet 2024
Non
lentement sans trop de bruit si ce n'est le bruit de la folie
GAZA
mourait s'éteignait se redressait s'écrasait à nouveau
toujours et toujours
mon regard silencieux impuissant
parfois surgissaient des mots
et d'autres silences validaient par le vide
l'innommable l'insupportable
on ne les comptait plus peinant à dénombrer
les démembrés les écrasés les enfouis
GAZA
disparaissait et les mots impotents oubliaient de dire
ce qui pourtant sautait aux yeux comme autant d'armes létales ce
NON
devenu inutile
seul
demeurait le pouvoir aux yeux fermés aux cerveaux aliénés
célébrant on ne sait quelle fête
l'âme refroidie et le regard glacé
nos cœurs habitués
s'abstenaient
"nous étions parvenus
à être de ce monde
sans être de ces gens*"
© André Elleboudt
*Cécile Coulon
mercredi 19 juin 2024
Menthe à l'eau
Ma mémoire est à l'eau.
Le sirop à la menthe
la dissout. A jamais.
Je claudique, il maugrée.
Dans la grande boutique
du passé, du demain,
une anarchie folâtre
perturbe le client
qui oublie le pourquoi
de ma présence là.
Ignorant les rayons,
la liste des achats.
Mon caddie se remplit
du vide déroutant
de la perplexité.
Je claudique, il maugrée.
Le voilà qui retourne,
le cabas débordant
de questions sans réponses.
Il s'arrête au bistrot.
Je commande au comptoir
un verre de menthe à l'eau.
© andré elleboudt, peut-être
lundi 13 mai 2024
Piètre
Une fois le temps passé, il devient le passé,
rangé dans ma mémoire, cette grande lingère.
J'y remise sans fin le présent, jeune hier
côtoyant les armées de déjà vieux passés.
Au fil du temps qui va, des piles se coudoient,
échangent et se mâtinent puis se font souvenirs.
Chaque jour ma mémoire, pour mon grand déplaisir,
modifie son recueil, vient se jouer de moi.
Je crains que le grand âge soit la cause du mal.
La mémoire est coquine et l'esprit séducteur.
Je crois tout posséder, les jours et puis les heures,
du seigneur je ne suis que le piètre vassal.
© andré elleboudt
lundi 22 avril 2024
Astre
Aux abonnés absents
depuis beaucoup de lunes
le soleil, ce seigneur,
fit subir aux humains
la nuit. Révolution!
Car on ne peut nier
que ce brillant despote
en connaît un rayon
en matière de pigments,
thérapie du bien-être.
Si soudain il endort
sa chaude pétulance,
nos cœurs mous, abattus
se désolent et s'écroulent.
C'est la dissolution.
Un seul astre nous manque…
Je voudrais m'éveiller
chaque jour au soleil,
mais sans aridité,
et puis sans travailler.
© andré elleboudt
lundi 15 avril 2024
Petit
C'est un endroit, petit, si petit que bien peu le connaissent vraiment.
C'est un coin très secret, si secret que personne ne sait s’il le connaît.
C'est un lieu résistant, fermé et silencieux.
Là au fond, tout au fond, bien cachés, se ruminent
en ramages, les rimes et ravages de mots muets de mal.
Le mal-être est un fond, petit et résistant, secret et bien caché.
© andré elleboudt
mardi 9 avril 2024
Début
Ce fut soudain, venu de nulle part,
comme une lune au cœur d'un ciel d'orage,
un appel, une trêve, un éclat de lumière,
un chemin creux menant à la rivière.
Un sentiment étrange, une langueur,
comme un vent doux un matin de juillet,
une grève, un sentier, un sourd coup de tonnerre,
un bateau blanc qui partirait en mer.
Un horizon de feu dans une brume,
comme une forme d'où jaillirait la vie,
une aube matinale avant d'être soleil,
un nulle part ou peut-être un ailleurs.
Une lueur pâle et si pénétrante,
comme un visage qu'illumine un regard,
une ombre, une présence, un souffle presque frêle,
une question, le début d'un poème.
© andré elleboudt
Une mouche me pique
Et partir en voyage. Changer d’air. Inspirer. Goûter aux alizés à m’en époumoner. Une mouche me pique. Mon corps est un essaim ruisselan...
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Ignorant. Tourmenté. Un moi déjà de doses inconnues aux effets malplaisants à vivre au quotidien. Passer outre, il le faut. Modifier le re...
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Où est donc ce bonheur espéré le matin, égaré dans mes nuits-désespoir, yeux ouverts ? Et cette fois encore tenu de débourser la rançon obli...
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L'humanité c'est nous. Les femmes et puis les hommes. L'humanité, c'est fou, c'e...