Et partir en voyage.
Changer d’air. Inspirer.
Goûter aux alizés
à m’en époumonner.
Une mouche me pique.
Mon corps est un essaim
ruisselant d’abandon
en un flot invincible.
Je ne vois que le vide
m’avalant bouffe-tout.
A cet instant je plonge,
abdique et puis m’abîme.
Je croise vacuité
qui s’en va en vacances.
Je suis privé de moi,
où me suis-je éboulé ?
Serais-je par défaut ?
Devenu un non-être ?
Ai-je capitulé ?
Et si j'étais paumé ?
Maintenant je m’éveille.
Vestiges de culbute.
Je regagne mon corps,
ravive mon esprit.
Mon cerveau ébranlé
me demande une pause.
Je rentre à la maison,
m’endors pour quelques heures.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire