J’ai vu une grenouille
d’un vert tendre et jaunâtre,
à la bouille fripouille,
son nom est Adhémar.
A l’issue d’un long bond
entre deux nénuphars,
elle prit l’accordéon
qui traînait dans la mare.
De sa voix de têtard
frémissante et si chaude
elle entonna l’histoire
d’un amour de crapaude.
Elle s’appelait Raymonde
et elle aimait Hector.
A l’orée d’un matin
ils partirent pour le monde.
En découvrant la terre,
les mers et les déserts,
ils apprirent à gober
moustiques et narguilés.
Que les goûts sont divers,
les formes éphémères;
tous les menus du monde
rendent nos bouches rondes.
Enchantés et repus,
les deux tendres, émus,
atterrirent sans retard
au milieu de leur mare.
La grenouille Adhémar
rangea sa belle histoire.
Raymonde et son Hector
disparurent dans le noir.
Tu me lâchas la main
et t’endormis. Bonsoir.
La maladie... une misère intérieure que je veux, pauvre idiot, transformer, un défi, en jardin d'agrément... et je n'y parviens pas...
dimanche 13 octobre 2013
mardi 1 octobre 2013
Sans faute
Et soudain Je me dit :
"Tu me semble ébranlé,
divisé, concassé,
ahuri, indécis."
"Et de quoi se mêle Tu ?"
je lui dis, "Ce miroir
lui dira à quoi toi
tu ressembles!"
Car moi je ne sais pas
à quoi donc je ressemble
quand je vis chaque jour.
Alors, que je me taise
en découvrant tes airs.
Et alors je me dis
que quand je juge Tu
il conviendrait de taire
mon ressenti. Me taire.
"Tu me semble ébranlé,
divisé, concassé,
ahuri, indécis."
"Et de quoi se mêle Tu ?"
je lui dis, "Ce miroir
lui dira à quoi toi
tu ressembles!"
Car moi je ne sais pas
à quoi donc je ressemble
quand je vis chaque jour.
Alors, que je me taise
en découvrant tes airs.
Et alors je me dis
que quand je juge Tu
il conviendrait de taire
mon ressenti. Me taire.
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