La maladie... une misère intérieure que je veux, pauvre idiot, transformer, un défi, en jardin d'agrément... et je n'y parviens pas...
samedi 14 septembre 2024
Méfait
mercredi 14 août 2024
Arrangement
Naîtrait-on inquiet ?
Suis-je né tourmenté ?
Ai-je été fécondé
dans la crainte ou l'alarme
de ce que je serais,
de ce que je ferais
Je me suis écouté,
j'ai sondé le visage
de ces deux importunes.
Inquiétudes et grisailles
avaient pris un pouvoir,
me l'avait imposé.
Un jour je me suis dit
qu'il valait certes mieux
m'arranger du présent
que craindre le futur.
© andré elleboudt
mercredi 31 juillet 2024
Se peut-il
Se peut-il que les mots
souffrent
comme un être de chair ?
Se peut-il que se cachent
en eux
le non-dit, l'inouï ?
Se peut-il que je rêve,
naïf,
du pouvoir qui est leur ?
Se pourrait-il alors,
folie,
qu'ils ouvrent mes prisons ?
Se pourrait-il alors,
surprise,
que les mots soient sans moi ?
Se pourrait-il alors,
douceur,
qu'ils bâtissent mon être ?
Et je reste sans mot
tant ces questions bafouillent
au cœur de mes tourments ?
mardi 23 juillet 2024
Perduto
Au fur et à mesure
que je tourne les pages
un sentiment étrange
envahit mon esprit.
Il me semble, bizarre,
que certains des feuillets
parlent de mon vivant.
Chi si ferma è perduto…
Un laid jour de mes maux
j'en vins à souhaiter
de tout arrêter là.
Fermement je pensais
que je pourrais ainsi
atteindre un nirvana,
une vie sans douleur.
Arrêter. Terminé.
Et Dante me souffla,
allez savoir pourquoi,
qu'arrêter, c'est se perdre…
Étonnant que cela.
© andré elleboudt
vendredi 19 juillet 2024
Ailleurs
Etre là.
Etre ailleurs.
Se demander sans cesse le son des mots
et la couleur des sons qui disent mieux
là où l'on se trouve.
Etre là.
Etre ailleurs.
Comme se vider de soi
pour mieux s'emplir ma foi
de l'espace et du temps.
Etre là.
Etre ailleurs.
© andré elleboudt
samedi 6 juillet 2024
Non
lentement sans trop de bruit si ce n'est le bruit de la folie
GAZA
mourait s'éteignait se redressait s'écrasait à nouveau
toujours et toujours
mon regard silencieux impuissant
parfois surgissaient des mots
et d'autres silences validaient par le vide
l'innommable l'insupportable
on ne les comptait plus peinant à dénombrer
les démembrés les écrasés les enfouis
GAZA
disparaissait et les mots impotents oubliaient de dire
ce qui pourtant sautait aux yeux comme autant d'armes létales ce
NON
devenu inutile
seul
demeurait le pouvoir aux yeux fermés aux cerveaux aliénés
célébrant on ne sait quelle fête
l'âme refroidie et le regard glacé
nos cœurs habitués
s'abstenaient
"nous étions parvenus
à être de ce monde
sans être de ces gens*"
© André Elleboudt
*Cécile Coulon
mercredi 19 juin 2024
Menthe à l'eau
Ma mémoire est à l'eau.
Le sirop à la menthe
la dissout. A jamais.
Je claudique, il maugrée.
Dans la grande boutique
du passé, du demain,
une anarchie folâtre
perturbe le client
qui oublie le pourquoi
de ma présence là.
Ignorant les rayons,
la liste des achats.
Mon caddie se remplit
du vide déroutant
de la perplexité.
Je claudique, il maugrée.
Le voilà qui retourne,
le cabas débordant
de questions sans réponses.
Il s'arrête au bistrot.
Je commande au comptoir
un verre de menthe à l'eau.
© andré elleboudt, peut-être
Haïssable
Où est donc ce bonheur espéré le matin, égaré dans mes nuits-désespoir, yeux ouverts ? Et cette fois encore tenu de débourser la rançon obli...
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Ignorant. Tourmenté. Un moi déjà de doses inconnues aux effets malplaisants à vivre au quotidien. Passer outre, il le faut. Modifier le re...
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D'un ton gris clair, passé, le soleil brille, éteint. On le devine au toit d'un ciel déconcerté. ...
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