La maladie... une misère intérieure que je veux, pauvre idiot, transformer, un défi, en jardin d'agrément... et je n'y parviens pas...
jeudi 22 décembre 2016
Humanité
Il y a ceux qui rament,
qui suent et puis s'écroulent.
Et puis tous les battus,
les frappées, harcelées,
violées, ignorées.
Et tous ceux qui se croient
maîtres de l'univers,
s'empiffrant des misères.
Et aussi les grimpeurs
des murailles des nantis ,
abattus sans procès.
Et encore les sans tout,
les sans rien, les sans joie,
les sans toit, sans futur.
Et puis tous les humains
escaladant sans peur
mais dans le mauvais sens
l'escalator du temps.
© andré elleboudt
dimanche 18 décembre 2016
Moi aussi
J'ai entendu souvent.
Je l'ai vu quelques fois.
J'ai subi je le crois.
Ils se font face et crient,
éructent et brutalisent;
dès la victoire acquise,
ils rangent l'attirail,
partent sans regarder
au sol le sang séché.
Leurs traits sont déformés,
les bouches comme un cloaque
et en main les matraques.
ça c'est le quotidien
des haines et des refus
de l'autre comme un pus.
Bien plus couards et veules,
certains se cachent au chaud
sur les réseaux sociaux.
La noirceur erre en paix,
blesse et fauche à l'envi,
c'est facile et gratuit.
L'humanité expire;
local ou planétaire
le venin se libère.
Oh oui, tout n'est pas mal.
Mais la verve est au dur,
au fort, aux forts en gueule.
J'ai vu près de la gare
sur un mur gris tagué:
"j'aime l'humanité".
Moi aussi.
© andré elleboudt
Je l'ai vu quelques fois.
J'ai subi je le crois.
Ils se font face et crient,
éructent et brutalisent;
dès la victoire acquise,
ils rangent l'attirail,
partent sans regarder
au sol le sang séché.
Leurs traits sont déformés,
les bouches comme un cloaque
et en main les matraques.
ça c'est le quotidien
des haines et des refus
de l'autre comme un pus.
Bien plus couards et veules,
certains se cachent au chaud
sur les réseaux sociaux.
La noirceur erre en paix,
blesse et fauche à l'envi,
c'est facile et gratuit.
L'humanité expire;
local ou planétaire
le venin se libère.
Oh oui, tout n'est pas mal.
Mais la verve est au dur,
au fort, aux forts en gueule.
J'ai vu près de la gare
sur un mur gris tagué:
"j'aime l'humanité".
Moi aussi.
© andré elleboudt
vendredi 16 décembre 2016
Bang!
Le mur du son passé
je pensais, libéré,
conquérir l'univers.
Les pieds posés à terre
dans un coin du cosmos
je me brise la cosse.
Je fonce et vire et vis,
je découvre un taillis
d'où s'écoule sereine
une voix qui sans peine
me convainc que la vie
est tout sauf hystérie.
© andré elleboudt
je pensais, libéré,
conquérir l'univers.
Les pieds posés à terre
dans un coin du cosmos
je me brise la cosse.
Je fonce et vire et vis,
je découvre un taillis
d'où s'écoule sereine
une voix qui sans peine
me convainc que la vie
est tout sauf hystérie.
© andré elleboudt
mercredi 14 décembre 2016
Quoi?
"Quel temps fera-t-il?"
"J'ai mal au pied droit."
"C'est quand les soldes?"
"T'as vu le prix?"
"Y-a rien à la télé."
"Les crevettes vont augmenter."
"Fédéraliser ou pas?"
"Le tunnel est encore fermé."
"Qui présidera la commission parlementaire?
"Le bus est encore en retard."
"Et le train, toujours."
"Vous partez où cet été?"
"La deuxième voiture coûte cher."
"Interdire le Round Up?"
"Les carottes n'ont pas de goût."
"Et les tomates non plus."
"Y-a plus d'ketchup."
"Il est moche le sapin."
"Pfff, encore penser aux cadeaux."
Et pendant ce temps-là,
Alep…
© andré elleboudt
mardi 13 décembre 2016
Qu'on se le dise...
Je ne sais pas trop
ce que je veux dire.
Faut-il ne rien dire
ou dire malgré tout?
Je sais: ne rien dire!
Ça au moins c'est dit.
© andré elleboudt
vendredi 9 décembre 2016
Lumière
C'est bon de vivre et plus,
si bon d'être avec toi
quand par un matin clair
tu es là en lumière,
ton regard d'univers
invitant à l'émoi,
au partage et bien plus.
si bon d'être avec toi
quand par un matin clair
tu es là en lumière,
ton regard d'univers
invitant à l'émoi,
au partage et bien plus.
© andré elleboudt
lundi 5 décembre 2016
Q
Abandonné, là, par hasard,
un très vieux banc frissonnait, tard,
blanchi, fourbu, sec, écaillé,
au hasard froid d'un soir d'été.
Il connaissait bien malgré lui
le heurt bourru du cul humain;
patient, il accueillait, félin
le doux, l'austère et le trop cuit.
Il chérissait le toucher franc
du troufignon câlin, entier
de la pucelle qui, s'asseyant,
revigorait le jujubier.
Le morne parc aux sons amers
se réveilla dubitatif.
Comme un seul homme les bancs austères
chantaient, dansaient très créatifs.
Les bras tendus, le bois goulu
encourageait les jolis culs
à le toucher sans calculer!
Un vrai festin, lubricité.
Quand vous verrez un banc paumé,
proposez-lui d'y inviter
un popotin tout en rondeurs.
Vous lui rendrez de la couleur.
© andré elleboudt
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