La maladie... une misère intérieure que je veux, pauvre idiot, transformer, un défi, en jardin d'agrément... et je n'y parviens pas...
samedi 18 avril 2015
Chemin
Je l'ai vu apparaître
comme un frais coup de foudre.
"Bien je m'en vais te prendre"
me dis-je en lui parlant.
Il est beau, droit et large,
il s'étend là devant.
"Et si je t'empruntais
plutôt que de te prendre?".
Je marchais.
samedi 11 avril 2015
Congédié
Cela ressemblerait à un doux vent du sud.
Un souffle tiède et lent, régulier, en finesse, s'insinuant, placide, dans la vie qui subit, stupéfaite, étourdie à ne savoir que faire.
Quand l'asthénie s'en vient s'ancrer et demeurer, l'ardeur en méridienne se fait longue indolence.
L'esprit veille et survit, le corps végète et s'use.
La fatigue a vaincu et l'être est congédié.
Un souffle tiède et lent, régulier, en finesse, s'insinuant, placide, dans la vie qui subit, stupéfaite, étourdie à ne savoir que faire.
Quand l'asthénie s'en vient s'ancrer et demeurer, l'ardeur en méridienne se fait longue indolence.
L'esprit veille et survit, le corps végète et s'use.
La fatigue a vaincu et l'être est congédié.
Arrêt
Au soleil tout est là, tout est autre et pourtant.
Le gris d'un jour banal se fait galbe et saillie. Un chemin qui descend devient lévitation. Les brins d'un vert de terre se font tissu moiré. Et les herbes sauvages s'érigent en défilé. Le soleil élucubre une ode à l'harmonie où rien n'est, cependant, volonté ni projet. La nature en éclats manifeste et s'écrie que tout est beau en soi.
Faut-il s'y arrêter.
Et quand l'œil s'aventure en terre de séduction,
c'est l'univers entier qui descend au jardin.
jeudi 9 avril 2015
Terre
Les mains profond en terre.
Toucher des doigts le cœur.
Y trouver des racines.
A l'origine et plus.
Communier à la vie.
Froide et peu amoureuse,
la terre en mars éveille
tous des chaînons d'espoir.
Puis vient avec avril
la conviction d'un tout.
Toucher du bout des mains
un dessein, un demain.
mardi 7 avril 2015
Vague
Le soleil a baissé le rideau de son jour. Voilà, il m'a laissé.
A l'instant je pressens que l'arrivée du soir avivera les pensées.
Etre là, ne rien faire, est un moment propice à la divagation.
Je crains, cela m'inquiète, que la rumination n'occupe le terrain.
Cet instant hasardeux peut me faire basculer en des troubles lassants.
C'est une opération digne d'un grand stratège que je lance hardiment.
Il me faudra, je crois, faire montre de patience et m'être bienveillant.
A l'instant je pressens que l'arrivée du soir avivera les pensées.
Etre là, ne rien faire, est un moment propice à la divagation.
Je crains, cela m'inquiète, que la rumination n'occupe le terrain.
Cet instant hasardeux peut me faire basculer en des troubles lassants.
C'est une opération digne d'un grand stratège que je lance hardiment.
Il me faudra, je crois, faire montre de patience et m'être bienveillant.
samedi 4 avril 2015
Belle
Ah, la nature est belle et ce matin encore je l'ai vue en couleurs déployant bien des charmes; ceux discrets, ternes et frêles que le chemin d'automne donne à voir au marcheur entre deux pas, pas forts. Dans le courant des rus, paisibles et loin des rames,
il est bon de sentir en ses pas vie – matrone. J'aimerais lui poser le comment de cela et pourquoi les couleurs et comment les ravins, où çà l'eau qui surgit et d'où le bruit du bois?
il est bon de sentir en ses pas vie – matrone. J'aimerais lui poser le comment de cela et pourquoi les couleurs et comment les ravins, où çà l'eau qui surgit et d'où le bruit du bois?
A bien prêter l'oreille, je l'entendis "Demain, je dirai les secrets et tout au fond de toi tu comprendras que rien n'épuise ton pourquoi." Ah, la nature est belle et ce matin encore je l'ai vue m'ignorer ou me jeter un sort?
mercredi 1 avril 2015
Courant d'airs
Observer son visage,
la porte de son soi,
déchiffrer son regard,
fenêtre de son jeu,
se perdre dans les airs.
Un air conditionné
prisonnier de tant d’autres
quand on voudrait séduire,
accrocher ou draguer
au prix même de se perdre.
Un air bague ou bijou
qui n’expose de soi
que l’hors ou le brillant
quand on se voudrait autre,
au risque de se perdre.
Un air frais de campagne
qui présente un visage
arrosé de douceur
quand on veut être soi
au danger de se perdre.
Le jour du frigide air
comme un matin lointain,
comme un soir sans histoire
quand seul, on reste froid
sans un cri, sans se perdre.
C’est un funicule air
qui ferait tant monter
au sommet des colères,
aux alpages misères,
un pic et puis se perdre.
Ou quand air majuscule
on aime dominer
refusant l’italique
qui ne sait que ramper,
se coucher pour se perdre.
Et puis le libertaire
où la folie du corps
dévore, guide et se donne
aux feux de la passion,
au plaisir de se perdre.
Et parfois le mâtin
se fait aire de repos,
coquin s’acoquinant
aux creux de la tendresse
attendant de se perdre.
Et tous les autres airs,
peu fiers ou débonnaires,
d’hier ou de mystère,...
je suis un courant d’airs
et je n’ai rien à perdre.
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