Pendant autant de jours qu'on n'en compte les heures,
ils ont fui et marché, espéré que demain
serait mieux, que la paix apaiserait la peur
et calmerait les cœurs. Sur tous ces chemins-là
des humains s'enfuyaient craignant d'autres humains
qui détruisaient, brûlaient, emprisonnaient, tuaient.
Aujourd'hui par chez nous, des centaines et bien plus
d'enfants, de femmes et d'hommes arpentent le pays,
martèlent les chemins et sur les rues, les places
témoignent à leur manière que la guerre est scandale
et que quand des humains en détruisent tant d'autres
l'humanité s'enterre et enfouit ses trésors.
L'homme alors est perdu et les générations
nécessaires au pardon deviendraient illusion.
Et voilà que chez nous, cent années au-delà
des murs sont refleuris, des prénoms et des noms
se mettent à bouger, à penser, à marcher.
Et je me prends alors à l'aimer de nouveau,
cette humanité là qui traverse le temps.
La maladie... une misère intérieure que je veux, pauvre idiot, transformer, un défi, en jardin d'agrément... et je n'y parviens pas...
vendredi 22 août 2014
mercredi 20 août 2014
C'est quoi?
Je trouvais "réussies"
mes photos de vacances,
les couleurs et les lieux,
les visages et les tons.
Puis j'ai vu la photo
d'un gars décapité,
les couleurs et le lieu
auraient bien présenté
un endroit de vacances.
Et je suis resté là
me demandant "c'est quoi?".
mes photos de vacances,
les couleurs et les lieux,
les visages et les tons.
Puis j'ai vu la photo
d'un gars décapité,
les couleurs et le lieu
auraient bien présenté
un endroit de vacances.
Et je suis resté là
me demandant "c'est quoi?".
mardi 19 août 2014
Pistolet rosse
En pistolant de noir
le quotidien des jours,
il était parvenu
à tuer en mon être
le sang, le fond, l'ardeur,
ce qu'est la vie pour être
et puis bien plus encore,
le soleil pour toujours.
le quotidien des jours,
il était parvenu
à tuer en mon être
le sang, le fond, l'ardeur,
ce qu'est la vie pour être
et puis bien plus encore,
le soleil pour toujours.
mardi 12 août 2014
Le temps est... à la guerre.
Vent.
Guerre.
Rafale.
Rafle.
Tornade.
Tourment.
Dégâts.
Destructions.
Souffle.
Explosion.
Eau coule.
Sang coule.
Gouttes.
Larmes.
Homme effondré.
Homme abattu.
Comme ils se ressemblent quand le vent et la guerre troublent les humains.
Guerre.
Rafale.
Rafle.
Tornade.
Tourment.
Dégâts.
Destructions.
Souffle.
Explosion.
Eau coule.
Sang coule.
Gouttes.
Larmes.
Homme effondré.
Homme abattu.
Comme ils se ressemblent quand le vent et la guerre troublent les humains.
vendredi 8 août 2014
Pour tous ces enfants dans tant de pays qu'on en oublie les noms.
J’ai vu des larmes sur tes joues, larmes de pleurs,larmes salées au goût de peur et ta rancœur a bafouillé des mots de rage et sur tes joues j’ai vu des larmes s’écouler. J’étais assis, j’ai regardé.
Ta peau est balafrée par les assauts glacés des frappes débridées de l’imbécillité; tes doigts se sont fermés sur des joies abîmées par des bâtards déchus aux rêves dépassés. Aux crêtes des forêts j’ai vu soudain flotter la hargne nationale éculée et débile de sergents de kermesse ivres de préjugés, inventeurs obsédés de la haine facile.
J’ai vu des larmes sur tes joues, larmes de pleurs,larmes salées au goût de peur et ta rancœur a bafouillé des mots de rage et sur tes joues j’ai vu des larmes s’écouler. J’étais assis, j’ai regardé.
Si l’aujourd’hui des cons façonne ton demain, je crains que toi, gamin ne tienne entre tes mains une folie plus folle, une arme plus fatale, connerie érigée en vertu capitale, qui ferait croire aux hommes que la terre natale ne peut être souillée, que ce serait fatal; adviendra un matin aux ardeurs féodales et sonnera le glas et vaincra la canaille.
J’ai vu des larmes sur tes joues, larmes de pleurs,larmes salées au goût de peur et ta rancœur a bafouillé des mots de rage et sur tes joues j’ai vu des larmes s’écouler. J’étais assis, j’ai regardé.
Au fond de moi résonnent secs et durs, inutiles, les coups fous des canons des armées imbéciles ;si nous restons assis, se lèveront les vils, dans notre indifférence le fascisme fleurit.
mercredi 11 juin 2014
Je pense à vous
Je pense à vous
que je côtoie chaque semaine.
Je pense à vous,
à vos regards, à vos sourires.
Je pense à vous,
à vos labeurs, à vos conseils.
Je pense à vous,
à vos familles, à vos enfants.
Je pense à vous,
à vos projets et à demain.
Je pense à vous,
vos engagements et vos questions.
Je pense à vous,
à vos colères, vos insomnies.
Je pense à vous,
à vos "comment?", à vos "pourquoi?".
Je pense à vous, pour le moment je ne peux faire que ça.
Je veux le faire pour vous.
Je pense à vous.
que je côtoie chaque semaine.
Je pense à vous,
à vos regards, à vos sourires.
Je pense à vous,
à vos labeurs, à vos conseils.
Je pense à vous,
à vos familles, à vos enfants.
Je pense à vous,
à vos projets et à demain.
Je pense à vous,
vos engagements et vos questions.
Je pense à vous,
à vos colères, vos insomnies.
Je pense à vous,
à vos "comment?", à vos "pourquoi?".
Je pense à vous, pour le moment je ne peux faire que ça.
Je veux le faire pour vous.
Je pense à vous.
lundi 2 juin 2014
Mariner
Dans un pays normal, depuis plusieurs années,
se transmet, père à fille, un banquet peu goûteux.
Alléchant, le menu vous séduit. Un régal.
Les produits sont si purs qu'on ne craint le souci.
L'aliment est choisi selon son origine,
la cuisson se prépare à chacun son poêlon.
se transmet, père à fille, un banquet peu goûteux.
Alléchant, le menu vous séduit. Un régal.
Les produits sont si purs qu'on ne craint le souci.
L'aliment est choisi selon son origine,
la cuisson se prépare à chacun son poêlon.
J'ai pourtant toujours cru qu'un bon plat mariné
est trésor au palais et que chercher ce qui
apporte la saveur au goût de mijoté
est plaisir pour l'esprit. Du tout jaillit l'exquis.
Mais il semble aujourd'hui que les plats se font secs
et les sauces sans goût à vouloir cuisiner
un légume à la fois. Trop de diversité
nuirait-elle à nos tables? Mais le succès est là.
Gastronomes de France et puis aussi d'ailleurs,
expliquez-moi pourquoi l'uniforme aujourd'hui
envahit nos assiettes avant même nos rues?
Il y a pourtant peu d'aliments à choisir
dans les tons bleu, blanc, rouge. La cuisine est plurielle.
Je voudrais tant ce jour que nos plats se marinent.
Car en se marinant tous les goûts se révèlent.
Il nous faut mariner l'Europe et puis le monde
aux saveurs délicates de la diversité.
est trésor au palais et que chercher ce qui
apporte la saveur au goût de mijoté
est plaisir pour l'esprit. Du tout jaillit l'exquis.
Mais il semble aujourd'hui que les plats se font secs
et les sauces sans goût à vouloir cuisiner
un légume à la fois. Trop de diversité
nuirait-elle à nos tables? Mais le succès est là.
Gastronomes de France et puis aussi d'ailleurs,
expliquez-moi pourquoi l'uniforme aujourd'hui
envahit nos assiettes avant même nos rues?
Il y a pourtant peu d'aliments à choisir
dans les tons bleu, blanc, rouge. La cuisine est plurielle.
Je voudrais tant ce jour que nos plats se marinent.
Car en se marinant tous les goûts se révèlent.
Il nous faut mariner l'Europe et puis le monde
aux saveurs délicates de la diversité.
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