jeudi 9 novembre 2017

Abattu(e)s




Sans doute et sans façon,
sans crainte du pouvoir
et sans savoir pourquoi,
à l'abri de leur feu,
dans tant de rues d'ici,
d'ailleurs et de partout,
pas à pas, par à-coups,
à l'ombre de cagoules,
commandités et forts,
ils disent sans paroles
ce que certains abhorrent
au nom de leurs trafics.

Et ainsi disparaissent
tous les jours un peu plus
l'audace quotidienne,
la vie inestimable,
les mots indispensables
d'écrivains-reporters,
de journalistes héros
abattues, abattus
pour la force des mots.

© andré elleboudt

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