A force de rêver et parfois d'esquisser
nos pinceaux fatigués ont failli tout lâcher.
Ils ont besoin de vous, de plein de gens debout
pour cacher ce mildiou qui rend le monde fou.
Le mildiou violence, guerre et intolérance
et ce mildiou méfiance venin de tant d'errances.
Nos pinceaux se déplument, ils perdent du volume
et crient plein d'amertume "le monde a un gros rhume!"
Unissons nos pinceaux et tous colorions l'eau,
enluminons le beau, bariolons les pipeaux,
emmitouflons de fleurs les larmes de nos peurs,
barbouillons au marqueur nos doutes ravageurs.
Et si sur le bureau somnole un vieux pinceau
prenez un papier blanc et peignez, là, en grand
vos vœux au jour de l'an! Allez, soyons vaillants…
Christine et André
© andré elleboudt
La maladie... une misère intérieure que je veux, pauvre idiot, transformer, un défi, en jardin d'agrément... et je n'y parviens pas...
samedi 31 décembre 2016
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