Un narcisse en sa cour admirait la beauté de ses traits, de sa voix, négociant pied à pied de son utilité l’incontournable don.
Perdu loin, tout là-bas, au cœur du quotidien, luttant, suant, suintant, cherchant le mieux du bien un chardon s’activait, à s’en tout assécher.
Le rond miroir de l’un tranchait, il faut le dire, avec la feuille de paie de l’autre, sans médire ; mais l’un était l’élu de l’autre en l’occurrence.
Cultiver un jardin ne ressemble que peu à l’entretien frivole de son image ou mieux, être l’un est aisé quand l’autre doit se battre.
En ces temps redoutés ils s’en donnaient du mal à faire croire qu’être l’un n’était en rien banal tant la gestion des choses signifiait de travail.
Au labeur quotidien les autres s’enfouissaient, obéissaient, trimaient et parfois rugissaient à payer fin de l’an les dettes de l’Etat.
Il faut bien avouer que les uns s’y prenaient avec art et passion pour se mettre aux chevets des autres qui toujours gonflaient le capital.
Les chardons s’asséchaient et les narcisses en fleur étalaient les pétales et se gonflaient le coeur en leur chambre habités par des egos dorés.
Certains jours quelques autres se disaient indignés mais les uns, c’est vite fait, savaient alors montrer combien l’effort est voie de salut, de futur.
Et la vie reprenait, le chardon se rongeait ; le narcisse en beauté patiemment attendait que les autres à nouveau l'élise et puis voilà.
La maladie... une misère intérieure que je veux, pauvre idiot, transformer, un défi, en jardin d'agrément... et je n'y parviens pas...
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