Ce fut soudain, venu de nulle part,
comme une lune au cœur d'un ciel d'orage,
un appel, une trêve, un éclat de lumière,
un chemin creux menant à la rivière.
Un sentiment étrange, une langueur,
comme un vent doux un matin de juillet,
une grève, un sentier, un sourd coup de tonnerre,
un bateau blanc qui partirait en mer.
Un horizon de feu dans une brume,
comme une forme d'où jaillirait la vie,
une aube matinale avant d'être soleil,
un nulle part ou peut-être un ailleurs.
Une lueur pâle et si pénétrante,
comme un visage qu'illumine un regard,
une ombre, une présence, un souffle presque frêle,
une question, le début d'un poème.
La maladie... une misère intérieure que je veux, pauvre idiot, transformer, un défi, en jardin d'agrément... et je n'y parviens pas...
vendredi 15 novembre 2013
dimanche 13 octobre 2013
Bonsoir
J’ai vu une grenouille
d’un vert tendre et jaunâtre,
à la bouille fripouille,
son nom est Adhémar.
A l’issue d’un long bond
entre deux nénuphars,
elle prit l’accordéon
qui traînait dans la mare.
De sa voix de têtard
frémissante et si chaude
elle entonna l’histoire
d’un amour de crapaude.
Elle s’appelait Raymonde
et elle aimait Hector.
A l’orée d’un matin
ils partirent pour le monde.
En découvrant la terre,
les mers et les déserts,
ils apprirent à gober
moustiques et narguilés.
Que les goûts sont divers,
les formes éphémères;
tous les menus du monde
rendent nos bouches rondes.
Enchantés et repus,
les deux tendres, émus,
atterrirent sans retard
au milieu de leur mare.
La grenouille Adhémar
rangea sa belle histoire.
Raymonde et son Hector
disparurent dans le noir.
Tu me lâchas la main
et t’endormis. Bonsoir.
d’un vert tendre et jaunâtre,
à la bouille fripouille,
son nom est Adhémar.
A l’issue d’un long bond
entre deux nénuphars,
elle prit l’accordéon
qui traînait dans la mare.
De sa voix de têtard
frémissante et si chaude
elle entonna l’histoire
d’un amour de crapaude.
Elle s’appelait Raymonde
et elle aimait Hector.
A l’orée d’un matin
ils partirent pour le monde.
En découvrant la terre,
les mers et les déserts,
ils apprirent à gober
moustiques et narguilés.
Que les goûts sont divers,
les formes éphémères;
tous les menus du monde
rendent nos bouches rondes.
Enchantés et repus,
les deux tendres, émus,
atterrirent sans retard
au milieu de leur mare.
La grenouille Adhémar
rangea sa belle histoire.
Raymonde et son Hector
disparurent dans le noir.
Tu me lâchas la main
et t’endormis. Bonsoir.
mardi 1 octobre 2013
Sans faute
Et soudain Je me dit :
"Tu me semble ébranlé,
divisé, concassé,
ahuri, indécis."
"Et de quoi se mêle Tu ?"
je lui dis, "Ce miroir
lui dira à quoi toi
tu ressembles!"
Car moi je ne sais pas
à quoi donc je ressemble
quand je vis chaque jour.
Alors, que je me taise
en découvrant tes airs.
Et alors je me dis
que quand je juge Tu
il conviendrait de taire
mon ressenti. Me taire.
"Tu me semble ébranlé,
divisé, concassé,
ahuri, indécis."
"Et de quoi se mêle Tu ?"
je lui dis, "Ce miroir
lui dira à quoi toi
tu ressembles!"
Car moi je ne sais pas
à quoi donc je ressemble
quand je vis chaque jour.
Alors, que je me taise
en découvrant tes airs.
Et alors je me dis
que quand je juge Tu
il conviendrait de taire
mon ressenti. Me taire.
vendredi 27 septembre 2013
De la feuille
La feuille est là, pendue,
indécise, immobile.
Que faire quand je connais
mon destin et ma vie?
Quelle est la liberté
dont alors je dispose?
Et à quoi me sert-il
d'oser et de choisir?
M'inquiétant de mon sort
je ne vis pas venir
cet objet de ma chute.
Un très fort coup de vent.
Et c'est alors au sol
qu'étendue et bien nue
je me languis d'hier.
En vain.
Sous moi s'en vint un ver
qui, me trouvant à point,
entama son repas.
Ce faisant il pensait
à ce monde bien fait
distribuant ses biens
pour le bien de chacun.
Il ne vit pas au coin
de son regard goulu
le long bec effilé
de ce merle affamé.
Que faire quand je connais
mon destin et ma vie?
Quelle est la liberté
dont alors je dispose?
indécise, immobile.
Que faire quand je connais
mon destin et ma vie?
Quelle est la liberté
dont alors je dispose?
Et à quoi me sert-il
d'oser et de choisir?
M'inquiétant de mon sort
je ne vis pas venir
cet objet de ma chute.
Un très fort coup de vent.
Et c'est alors au sol
qu'étendue et bien nue
je me languis d'hier.
En vain.
Sous moi s'en vint un ver
qui, me trouvant à point,
entama son repas.
Ce faisant il pensait
à ce monde bien fait
distribuant ses biens
pour le bien de chacun.
Il ne vit pas au coin
de son regard goulu
le long bec effilé
de ce merle affamé.
Que faire quand je connais
mon destin et ma vie?
Quelle est la liberté
dont alors je dispose?
mercredi 25 septembre 2013
Pourquoi?
Pourquoi
douter de vous,
de
vos capacités
à
m'être là, gentils?
Et
pourquoi me cacher
quand
je lis dans vos yeux
que
vous voyez mon mal?
Il
m'est bien malaisé
de
me montrer petit
et
d'être différent.
Je
ne m'habitue pas
à
me voir être mal,
peut-être
vous aussi?
De
chacune et chacun
j'entends
les mots, vos mains
qui
se tendent et la vie
traversant
vos regards.
Et
je me sens aimé
pour
ce que je deviens.
Périlleux exercice.
mercredi 18 septembre 2013
Etendu
As-tu vu cet enfant
tremblant là,
étendu,
au sol?
Tremblant mais
non de froid,
étendu,
presque mort
au sol.
Etendu
sans regard,
les membres distendus
au sol.
S'en allant
vers la mort,
étendu
et tremblant.
Le gaz.
tremblant là,
étendu,
au sol?
Tremblant mais
non de froid,
étendu,
presque mort
au sol.
Etendu
sans regard,
les membres distendus
au sol.
S'en allant
vers la mort,
étendu
et tremblant.
Le gaz.
mardi 16 juillet 2013
Charlie
Une petite main s’est forcée un chemin,
dans celle qui te portait, Sarah, que tu connais.
Quand ta petite main, Benjamin s'en souvient,
s’est ouvert un destin, c'était un univers s'éveillant à demain.
Un visage étonné, barbouillé de surprise,
chiffoné par l’envie d’en savoir un peu plus,
éveille autour de lui joyeuse étourderie.
Le corps qui apparaît lance un cri malhabile,
le rythme s'accélère et te voilà Charlie.
La vie qui t'est donnée, Charlie, sera lignée.
Au rythme de tes pas, tes jambes s’en iront
découvrir et aimer le monde; une épopée.
Que tes doigts soient bien doux et tes mains généreuses,
tes regards bienveillants, que tes yeux s'ouvrent aux gens.
Que ton intelligence découvre et puis construise.
Quand tu seras chanson, sois un hymne à la vie,
et si survient le doute, nous serons là pour toi.
Bon vent petite main, que ton esprit te porte,
bon vent petit enfant, heureux de t'accueillir.
dans celle qui te portait, Sarah, que tu connais.
Quand ta petite main, Benjamin s'en souvient,
s’est ouvert un destin, c'était un univers s'éveillant à demain.
Un visage étonné, barbouillé de surprise,
chiffoné par l’envie d’en savoir un peu plus,
éveille autour de lui joyeuse étourderie.
Le corps qui apparaît lance un cri malhabile,
le rythme s'accélère et te voilà Charlie.
La vie qui t'est donnée, Charlie, sera lignée.
Au rythme de tes pas, tes jambes s’en iront
découvrir et aimer le monde; une épopée.
Que tes doigts soient bien doux et tes mains généreuses,
tes regards bienveillants, que tes yeux s'ouvrent aux gens.
Que ton intelligence découvre et puis construise.
Quand tu seras chanson, sois un hymne à la vie,
et si survient le doute, nous serons là pour toi.
Bon vent petite main, que ton esprit te porte,
bon vent petit enfant, heureux de t'accueillir.
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