lundi 12 octobre 2015

Dieu




Dieu
que je me sens mal
quand je vois ou entends
tous ceux qui se chamaillent,
se poursuivent ou se tuent
pour un mot usité,
vocable désuet.
On a lancé des guerres,
construit de hauts remparts,
inventé des supplices.
On a fouillé méninges
et labouré raison
puis pioché amour,
griffonné des essais,
calligraphié des mythes
ou composé des lois.
Voilà persuasion,
instruction, intrusion
et la condamnation.
Un jour tout ça fut fait.
Il n'en restait plus qu'un,
sans personne à 
aimer.

©   andré elleboudt

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