C'était un temps de grâce, Dieu résidait sur terre
à trois rues de chez moi. Le soir, des bruits de pas,
des paroles perdues survolaient les ruelles;
alors on entendait Bouddha dialoguant
avec lui et Allah et l'ami Yahweh.
Les prés verts embaumaient la menthe et la sarriette,
les torrents et les rus chantonnaient en cadence,
les galets s'enlaçaient et les lichens frivoles
s'encanaillaient en feu. Le temps de guerroyer
semblait à tout jamais ôté des agendas
et des calendriers. Sur les champs de batailles
s'élevaient, prétentieux, les monuments débiles
aux noms de potentats qui, enfin décédés,
ne faisaient plus trembler ni les gens ni les pierres.
En ces temps d'arcs-en-ciel, parlements, monarchies,
démocraties, pouvoirs étaient aux pages jaunes,
rubrique Antiquités. Sur la terre désormais,
redevenue carrée, flottaient de-ci, de-là,
des senteurs de bonheur, de bien-être commun.
Les femmes étaient nombreuses, les hommes tout autant,
égrenant aux veillées un vieux jeu dont le but
était de façonner demain, puis on verrait…
La maladie... une misère intérieure que je veux, pauvre idiot, transformer, un défi, en jardin d'agrément... et je n'y parviens pas...
dimanche 26 octobre 2014
C'est
Ignorant. Tourmenté. Un moi déjà de doses inconnues aux effets malplaisants à vivre au quotidien. Passer outre, il le faut. Modifier le re...
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Le sentier d'un brun doux se cheminait inquiet vers l'avant d'un noir lac, quand alors apparut, comme ému par le vent, un pr...