La maladie... une misère intérieure que je veux, pauvre idiot, transformer, un défi, en jardin d'agrément... et je n'y parviens pas...
jeudi 22 septembre 2016
Langue
Bien épaisse et luisante
comme un lardon en fête,
évidente et létale
comme un arrêt de mort,
marécageuse et triste
comme un lit de sueur,
Langue de Bois régnait
victorieuse, évidée,
elle se tenait debout
comme un pieu dans l'amer.
© andré elleboudt
mardi 20 septembre 2016
Larme
La mélodie noya le très profond de moi
et frôla par hasard le hauban du frisson.
Celui-ci se cabra et dans un rare effort
délivra l'émotion en un chagrin de joie.
© andré elleboudt
samedi 17 septembre 2016
Bouquet
C'est un bouquet d'automne,
un début de saison,
âge d'or et de paix,
quand les couleurs se disent
comme un doux compliment
et que les fruits mûris
alimentent nos cœurs.
© andré elleboudt
pour Solange et Antoine
jeudi 15 septembre 2016
Canicule
Le temps s'écoulait, lent,
tant la chaleur du ciel
plombait la vie sur terre.
Le doux remous des heures
prenait des airs enflés
comme un océan d'huile.
Les jours devenus flous
et les nuits assoiffées
transpiraient d'anxiété.
La forêt avachie
transmettait un virus
à l'oxygène ému.
La terre entière au lit
dans un silence ouateux,
rêvait d'être de glace.
tant la chaleur du ciel
plombait la vie sur terre.
Le doux remous des heures
prenait des airs enflés
comme un océan d'huile.
Les jours devenus flous
et les nuits assoiffées
transpiraient d'anxiété.
La forêt avachie
transmettait un virus
à l'oxygène ému.
La terre entière au lit
dans un silence ouateux,
rêvait d'être de glace.
© andré elleboudt
samedi 10 septembre 2016
Vox
Je suis entré sans bruit
comme au cœur d'un lieu saint
ou peut-être un désert.
Je me suis installé.
Alors j'ai discerné
une voix, mais aphone
comme un livre sans mots.
Et entouré de moi
je me suis entendu.
© andré elleboudt
samedi 3 septembre 2016
Secours
Un mot s'est écrié
"A moi, je suis perdu!"
Je me suis approché
et je l'ai écouté;
alors je l'ai posé
sur la page d'où, distrait,
il s'était égaré.
© andré elleboudt
jeudi 1 septembre 2016
Jardin
La fleur était ouverte
alors je suis entré.
alors je suis entré.
Je me suis enivré
d'un parfum inconnu.
Et j'ai ouvert les yeux
sur un monde illusoire,
fantastique, éphémère.
Puis soudain au réveil
je marchais au jardin
entouré d'agapanthes,
d'euphorbes et d'immortelles.
C'était beau.
J'étais bien.
d'un parfum inconnu.
Et j'ai ouvert les yeux
sur un monde illusoire,
fantastique, éphémère.
Puis soudain au réveil
je marchais au jardin
entouré d'agapanthes,
d'euphorbes et d'immortelles.
C'était beau.
J'étais bien.
© andré elleboudt
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