samedi 10 mai 2014

Ciel!





Affirmer que le ciel
était d'un bleu si pur
que le regard entier
se perdait en extase
était exagéré.
C'est la lumière, plutôt,
qui donnait aux contours
comme un léger sourire
rendant tout le voyage
apaisant et calmé.

mercredi 7 mai 2014

Belle et si expressive

Pourtant je la trouvais
belle et si expressive
la formule pensée
au cœur de mon esprit.
Et voilà que soudain,
comme un feu inondé,
tout s'en était allé.
Ne me restait alors
que ces mots dépouillés
pour mettre sur papier
que je la trouvais belle
et puis si expressive
la formule pensée
pour parler de ma vie.

samedi 3 mai 2014

Recherche



A la recherche, encore,
des chemins et des voies
menant vers un ailleurs
où je me sentirais
sinon mieux, habité,
je vis sur le côté
un vieux morceau de bois
traçant le sens d'un pas.
Teinté de vert foncé,
lettres blanches écaillées,
je fus surpris de lire:
Va-t-en marcher par là,
tout droit et hors chemins,
tu atteindras alors
le lieu de ton éveil.

mardi 22 avril 2014

Loin





Loin devant, loin là-bas.
A ne savoir la voie.
En ignorer le lieu.
Au-delà du regard.
Un chemin tant ouvert.


Sans repère et sans nom.
Là, loin d'ici, là-bas.
Si loin qu'on ne sait où
il va si loin là-bas.

vendredi 21 mars 2014

Bien fait


L'homme est vraiment bien fait
qui marche sur deux pattes!
Il est bien supérieur
en ça aux animaux.
Si le serpent un jour
se cassait tout le ventre,
où le pigeon un soir
se détruisait une aile,
et le poisson l'ouië,
que leur resterait-il
pour se mouvoir sur terre?


lundi 17 mars 2014

Déjà ça.

Une voix a parlé
ou était-ce une page,
ou même encore un geste,
peut-être une chanson?

Viens, oui, te poser là,
viens donc te reposer,
viens avec tout ton toi
et déjà ça ira.

J'ai entendu cela
comme une eau de ruisseau
au cœur d'un été sec.
Et venait un vent frais.

Etait-ce la lueur
des yeux ragaillardis?
J'ai entendu ta voix
et c'était déjà ça.

dimanche 9 mars 2014

Sentier

L'image d'un sentier, un frais chemin terreux,
boueux, cerné d'ornières et d'herbes, vert au long,
à la tendre lumière d'un soleil printanier.
Je marchais près de toi, j'étais bien, insouciant.
Le long du pré verdi, enclos de barbelés,
accueillant cependant, la vie apparaissait
paisible et douce et belle. Dans mon esprit chagrin,
se baladaient pourtant des idées pas faciles,
des pensées déplacées dont le gris tranchait tant
avec la paix des lieux. La vision du sentier
jours et nuits j'ai tâché m'en habiller le cœur
et l'esprit puis la vie pour écarter ma vue
du carcan du mal-être. C'est un aller-retour
sans cesse et si présent entre peines et soleils,
entre nuits et lumières. Il m'est tant malaisé
d'être et de trébucher puis encore de tomber.

Haïssable

Où est donc ce bonheur espéré le matin, égaré dans mes nuits-désespoir, yeux ouverts ? Et cette fois encore tenu de débourser la rançon obli...